Le CERN franchit le mur du gigaoctet dans le stockage sur bandes avec StorageTek

Le CERN1 a annoncé aujourd'hui l'achèvement couronné de succès d'un défi informatique spectaculaire destiné à repousser les limites de la sauvegarde de données sur bandes. Grâce à 45 lecteurs de bandes StorageTek2 9940B, affichant un taux de sauvegarde de 30 mégaoctets/seconde, Bernd Panzer et son équipe de la Division Technologie de l'Information (IT) sont parvenus à atteindre un taux de transfert de 1.1 gigaoctet/s durant des périodes de plusieurs heures, avec des pointes de 1.2 gigaoctets/s. Cela équivaut à enregistrer un film entier stocké sur DVD toutes les quatre secondes. La moyenne calculée durant les trois jours de l'expérience s'élève à 920 mégaoctets/seconde, alors que d'autres laboratoires de recherches n'étaient auparavant pas parvenus à dépasser les 850 mégaoctets/seconde.

Représentation schématique de l'installation réalisée pour le défi de stockage sur bandes. Les données – en l'occurrence générées par 40 calculateurs – sont temporairement stockées sur disques, puis copiées sur les 45 serveur à bandes StorageTek. Lorsque le grand collisionneur de hadrons sera en fonction au CERN, les données proviendront directement des expériences et une copie sera diffusée sur la Grille de données mise au point actuellement par le CERN et ses partenaires.

La portée de ce résultat et le but de ce défi consistaient à démontrer que la Division de Technologie de l'Information du CERN est sur la bonne voie pour faire face aux énormes quantités de données attendues à l'occasion des expériences effectuées dans le grand collisionneur de hadrons (LHC) actuellement en construction. Ces travaux généreront en effet des données à un taux supérieur à 100 mégaoctets/seconde. Une seule expérience, baptisée Alice, produira des données à des taux de 1.25 gigaoctets par seconde.

Globalement, les expériences du LHC devraient cracher plus de 10 péta-octets de données par an. Elles seront stockées sur bandes, mais aussi diffusées à travers le monde sur disques afin d'être analysées ultérieurement au moyen de la technologies avancée des "Grilles de calcul". Ces données contiendront des informations sur le résultat de collisions de protons dans l'accélérateur à des énergies encore jamais atteintes, afin de recréer pendant un bref instant les conditions extrêmes qui régnaient juste après le Big Bang. Les scientifiques passeront ensuite des années à analyser ces données dans le moindre détail, dans l'espoir de parvenir à mieux comprendre les lois fondamentales régissant la matière dans l'univers.

En attendant l'achèvement du LHC, l'équipe du Dr Panzer a dû générer artificiellement un flux équivalent de données au moyen de 40 calculateurs. Ces données ont été stockées temporairement sur 60 serveurs disques avant d'être transférées sur les lecteurs de bande StorageTek (voir figure 1). Un taux de compression de 1.3 a été choisi volontairement durant ce défi informatique, car il correspond à la compression qui peut être obtenue avec des données réelles.

Selon Wolfgang von Rüden, responsable de la Division IT du CERN, "ce n'est qu'en poussant une technologie de pointe à la limite que nous pouvons vérifier l'architecture et l'équilibre des solutions de sauvegarde de données que nous mettons au point pour le LHC. Cette récente percée obtenue avec StorageTek est rassurante, en ce sens que nous sommes désormais très proches des exigences de production fixées pour le LHC".

Quant à Beat Schüle, Country Manager Suisse/Autriche de StorageTek, il devait affirmer: "Le CERN est un client exigeant et c'est exactement ce dont nous avons besoin pour maintenir notre technologie à la pointe de l'évolution. En améliorant notre gamme phare 9940B, le CERN est parvenu à atteindre des taux exceptionnels de stockage sur bandes. Ceci confirme que la bande reste un moyen de sauvegarde compétitif pour des défis extrêmes tels que la Grille de calcul pour le LHC".

En plus des appareils StorageTek, un autre facteur essentiel qui a contribué au succès de l'opération est un réseau commuté à haute performance de Enterasys Networks doté d'une capacité ethernet de 10 gigaoctets/seconde. Il a acheminé les données de l'ordinateur sur disque et du disque sur bandes. Ce réseau fait partie du système ouvert du CERN, un système informatique avancé qui implique également des technologies de HP et Intel. Une collaboration étroite avec de nombreux fournisseurs de la Division IT fait partie de la tradition du CERN, pionnier des technologies de l'information, dont la renommée mondiale doit également beaucoup à l'invention du World Wide Web.

A propos du CERN et du Système ouvert

Le CERN est l'Organisation Européenne pour la Recherche Nucléaire, le plus grand centre de physique des particules du monde, basé en Suisse près de Genève. Parmi les technologies très variées développées au CERN figurent l'imagerie médicale et le World Wide Web. Fondé en 1954, le laboratoire fut l'une des toutes premières entreprises développées en commun à l'échelon européen et il est devenu un modèle de collaboration internationale. La Convention du CERN qui regroupait 12 signataires à l'origine comprend actuellement 20 Etats membres. Le système ouvert du CERN est le premier projet commun du laboratoire ouvert du CERN pour le projet DataGrid, créé en partenariat avec l'industrie. . Le laboratoire ouvert est une réponse au besoin accru de collaboration industrielle indispensable à la réussite du défi informatique sans précédent posé par le grand collisionneur de hadrons (LHC), en construction au CERN. Les partenaires actuels au sein du laboratoire ouvert du CERN sont Enterasys Networks, HP, IBM et Intel. Le groupe ouvert intègre la technologie 64-bit de Intel, des serveurs avancés de HP et un environnement commuté de10 gigaoctets de Enterasys Networks.

A propos de StorageTek

StorageTek (STK à la Bourse de New York), est active dans le monde entier. Basée à Louisville, dans le Colorado, cette compagnie qui vaut 2 milliards de dollars propose une large gamme de solution de stockage pour données numériques. Les solutions StorageTek sont simples à gérer et permettent un accès universel au moyen de serveurs, supports et réseaux de stokage. Entreprise innovante, StorageTrek est le leader mondial dans le secteur des réseaux de stockage virtuel pour l'automatisation de bandes, stockage sur disque et réseaux. Elle fait partie des membres du SNIA disposant du droit de vote. Ses produits permettent à ses clients de gérer et d'adapter leur flux numérique en fonction de la croissance de leur entreprise. Une productivité optimisée des technologies de l'information garantit également la continuité du fonctionnement de l'entreprise. Pour toute information supplémentaire, veuillez consulter leur site web ou appeler le No 1.800.786.7835.

Contact au CERN

Bernd Panzer-Steindel
CERN IT Division
Tél: +41-22-767-4963
Email: Bernd.Panzer-Steindel@cern.ch

 

Note(s)

1. Le CERN, Organisation européenne pour la Recherche nucléaire, a son siège à Genève. Ses Etats membres actuels sont les suivants: Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, République tchèque, Royaume-Uni, Suède, Suisse. Les Etats-Unis d'Amérique, l'Inde, Israël, le Japon, la Fédération de Russie, la Turquie, la Commission des Communautés européennes et l'Unesco ont le statut d'observateur.

2. StorageTek est une marque déposée de Storage Technology Corp.

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