Signature d'un accord entre le CERN et la Nouvelle-Zélande

Genève, le 4 décembre 2003. La signature d'un Mémorandum d'accord entre le gouvernement néo-zélandais et le CERN1 permet à des physiciens des particules de ce pays de rejoindre ce qui constitue l'entreprise scientifique la plus ambitieuse au monde. Cet accord donne en effet un cadre formel à la participation de scientifiques néo-zélandais au projet de Grand collisionneur de hadrons (LHC) du Laboratoire.

Le Mémorandum, signé récemment par le ministre néo-zélandais de la recherche scientifique Pete Hodgson, sera signé ce jour à Genève par le CERN en présence de l'ambassadeur de Nouvelle-Zélande en Suisse Peter Hamilton. Il renforce les liens que la Nouvelle-Zélande a établis avec le CERN depuis plusieurs années. Le responsable des relations entre le CERN et la Nouvelle-Zélande, Alick Macpherson, et ses collègues de l'université d'Auckland et de l'université de Canterbury à Christchurch contribuent à la construction du gigantesque détecteur de particules CMS, qui étudiera les collisions proton-proton à haute énergie au LHC. Le LHC, qui doit entrer en service en 2007, emmènera les physiciens vers la prochaine étape d'un voyage riche en découvertes qui a commencé avec la description de la gravité par Newton. La gravité agit sur la masse, mais à ce jour la science n'a pas été en mesure d'expliquer pourquoi les particules de matière fondamentales ont la masse qu'on leur connaît. Les expériences au LHC devraient apporter une réponse.

Ces expériences permettront également de sonder le mystère de la masse et de l'énergie "manquantes" de l'Univers : la matière visible ne représente en effet que 5% de celle que nous savons exister. Elles rechercheront pourquoi la Nature préfère la matière à l'antimatière et exploreront la matière telle qu'elle existait dans les premiers instants de l'Univers.

Le Mémorandum d'accord entre le CERN et la Nouvelle-Zélande offre aux scientifiques néo-zélandais de nouvelles possibilités de participer aux programmes du CERN qui se situent au premier rang mondial, notamment de prendre part à des projets officiels du CERN et de profiter d'opportunités qui en découlent, comme le programme des étudiants d'été du CERN, le programme des attachés scientifiques du CERN et des séjours de formation dans le cadre de projets particuliers.

Le Directeur général du CERN, Luciano Maiani, s'est félicité en ces termes de voir ainsi officialisée la participation de la Nouvelle-Zélande aux activités du CERN : "Je suis très heureux d'accueillir la Nouvelle-Zélande dans la famille du CERN, car il est tout à fait juste que le pays qui a vu naître l'un des pères de la physique moderne, soit à l'avant-garde de la recherche dans cette discipline."

Helen Anderson, directrice par intérim au ministère néo-zélandais de la recherche, de la science et de la technologie, a déclaré : "Le Mémorandum d'accord offre aux scientifiques néo-zélandais une merveilleuse occasion de prendre part à des recherches de niveau mondial en physique des particules. Il n'impose par ailleurs que des obligations minimes à notre gouvernement et laisse aux institutions scientifiques, comme l'université d'Auckland et le cas échéant aux agents du ministère le soin des prendre les arrangements pratiques."

Pour plus d'informations, contactez

Au CERN

James Gillies
Tel: + 41 22 767 4101
Courriel: James.Gillies@cern.ch

En Nouvelle-Zélande

Rick Peterson
Senior Adviser, Strategic Development Group
MoRST
PO Box 5336
Wellington
Tel: +61 4 917 2927

Note(s)

1. Le CERN, le Laboratoire européen pour la physique des particules, a son siège à Genève. Il compte actuellement vingt Etats membres : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, République tchèque, Royaume-Uni, Suède et Suisse. L 'Inde, Israël, le Japon, la Fédération de Russie, les Etats-Unis d'Amérique, la Turquie, la Commission européenne et l 'UNESCO ont le statut d'observateur.

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