Une étape décisive franchie pour les grilles de calcul mondiales

Genève, le 28 octobre 2005. C'est aujourd'hui la clôture de la conférence organisée par l'EGEE, projet de réalisation de grilles pour la science en ligne en Europe, coordonné par le CERN1 et cofinancé par la Commission européenne. Plusieurs des résultats communiqués marquent une étape décisive pour la création d'une infrastructure de grille mondiale pour la science. Ainsi, l'infrastructure EGEE, qui s'étend sur plus de 150 sites en Europe, en Amérique du Nord et du Sud et en Asie, a passé le cap des deux millions de travaux informatiques, soit l'équivalent de plus de mille années de traitement sur un seul PC.

L'infrastructure EGEE, qui s'appuie sur le réseau européen de communication à haut débit GEANT et sur des réseaux de recherche scientifique similaires dans le monde, est déployée dans 40 pays. 18 mois à peine après le lancement du projet, plus d'un millier d'utilisateurs mettent à profit son infrastructure sur toute la planète pour exécuter plus rapidement leurs tâches informatiques, pour six disciplines scientifiques et une vingtaine de domaines d'application, allant de la physique des particules à la recherche de médicaments pour combattre le paludisme.

La quatrième conférence de l'EGEE a été organisée par l'Institut national italien de physique nucléaire (INFN) au Palazzo dei Congressi, au coeur de la ville historique de Pise. Parmi les orateurs figuraient des scientifiques et des informaticiens du monde entier, ainsi que des représentants des autorités locales et de la Commission européenne. Le thème de cette manifestation d'une semaine, « une e-infrastructure mondiale fiable au service de la connaissance scientifique du XXIe siècle », a été étudié dans le cadre de sessions plénières et de discussions parallèles plus ciblées, qui ont permis aux participants d'examiner des questions très diverses touchant au calcul en grille et aux infrastructures de recherche pluridisciplinaire.

« Jusqu'ici, les résultats de l'EGEE vont bien au-delà de nos espérances », a indiqué Fabrizio Gagliardi, le directeur du projet EGEE au CERN. « A n'en pas douter, la Grille permettra à de nombreux scientifiques de réaliser rapidement des calculs qui prenaient autrefois énormément de temps ». A titre d'exemple, il a évoqué un groupe de recherche travaillant à la création d'un médicament contre le paludisme : celui-ci est parvenu à mener à bien en quelques mois de travail sur la Grille les simulations informatiques de 46 millions de médicaments candidats – l'équivalent de 80 années de traitement sur un seul PC. Viviane Reding, commissaire européenne chargée de la société de l'information et des médias, qui était en visite au CERN aujourd'hui pour s'informer sur l'utilisation des grilles par l'Organisation, s'est montré enthousiaste : « A force d'entendre parler des prouesses de l'EGEE, je voulais me faire ma propre idée de ce qu'apporte la technologie des grilles. Je me félicite de cet immense progrès de l'informatique répartie entre les scientifiques d'Europe, et même à l'échelle planétaire. L'investissement stratégique de l'Europe dans les grilles et dans l'infrastructure du réseau GEANT porte assurément déjà ses fruits. »

Le projet EGEE, financé par la Commission européenne, initialement pour deux ans, a pour but de tirer parti des avancées récentes de la technologie des grilles de calcul et de développer une infrastructure de grille offrant un service disponible 24 heures sur 24. Les chercheurs du monde universitaire et de l'industrie auraient ainsi accès, quelle que soit leur situation géographique, à des ressources informatiques très puissantes. Le projet EGEE porte sur des disciplines et applications scientifiques très diverses et soutient la mise en œuvre d'un certain nombre de projets dans ces domaines.

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Courriel : Francois.Grey@cern.ch

Note(s)

1. Le CERN, Organisation européenne pour la recherche nucléaire, est le premier centre mondial de recherche en physique des particules. Il a son siège à Genève et a actuellement pour Etats membres l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République slovaque, la République tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'Inde, Israël, le Japon, la Fédération de Russie, les Etats-Unis d'Amérique, la Turquie, la Commission européenne et l'UNESCO ont le statut d'observateur.

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