À la veille de la mise en circulation du premier faisceau, le CERN réaffirme que le LHC ne présente aucun danger

Visiteurs à l'intérieur du tunnel LHC (Image: CERN)

Genève, le 5 septembre 2008. Un rapport publié ce jour dans Journal of Physics G: Nuclear and Particle Physics1, une revue scientifique qui publie des articles validés à la suite d’un examen par des pairs, démontre de manière circonstanciée que les craintes quant à la sécurité du Grand collisionneur de hadrons (LHC) sont infondées. Le LHC est le nouveau fleuron des installations de recherche du CERN2. Cet accélérateur de particules de la plus haute énergie du monde s’apprête à jeter une lumière nouvelle sur les mystères de notre Univers.

« Le LHC va nous permettre d’étudier en détail des phénomènes qui se produisent tout autour de nous dans la Nature » a déclaré Robert Aymar, le directeur général du CERN. « Le LHC est sûr et l’idée qu’il puisse présenter un risque relève de la pure fiction. »

La sécurité est au cœur du projet LHC depuis ses débuts en 1994. De nombreuses études ont été menées sur tous les aspects de la sécurité du projet et sur son impact sur l’environnement. Un rapport détaillé de scientifiques indépendants portant sur la sécurité de la production de nouvelles particules au LHC a été présenté en 2003 au Conseil du CERN, l’organe de tutelle de l’Organisation. La conclusion était que le LHC ne présente aucun danger. Ce rapport a été mis à jour et étayé. La version actualisée, qui comprend des données récentes recueillies dans le cadre d’expériences comme d’observations, a été présentée au Conseil du CERN lors de sa dernière réunion, en juin 2008. Elle confirme et renforce la conclusion de 2003 : il n’y a pas lieu de s’inquiéter au sujet de la sécurité du LHC. Le Conseil du CERN comprend des représentants des gouvernements des 20 États européens membres de l’Organisation.

Le dernier rapport a été élaboré par un groupe de scientifiques du CERN, de l’Université de Californie de Santa Barbara et de l’Institut de recherche nucléaire de l’Académie russe des sciences. D’éminents journaux scientifiques revus par des pairs ont accepté de publier les articles qui le composent. Le Comité des directives scientifiques (SPC), un organe composé de 20 scientifiques externes indépendants, qui donne des avis au Conseil du CERN sur les questions scientifiques, s’est penché très attentivement sur ce document. Cinq de ces scientifiques indépendants, dont un prix Nobel, ont examiné en détail l’étude de 2008 et avalisé la démarche des auteurs, qui ont fondé leurs arguments sur des observations irréfutables pour conclure que les nouvelles particules qui seront produites au LHC ne présentent aucun danger, une conclusion à laquelle le SPC, réuni en séance plénière, a souscrit à l’unanimité.

« L’étude sur la sécurité du LHC a démontré que le LHC ne présente absolument aucun danger a indiqué Jos Engelen, le directeur scientifique du CERN ; elle souligne que la Nature a déjà connu l’équivalent d’une centaine de milliers de programmes d'expérimentation semblables à celui du LHC – Et la Terre est toujours là. »

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James Gillies
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James.Gillies@cern.ch

Note(s)

1. Journal of Physics G:Nuclear and Particle Physics, publié par IOP Publishing, traite de sujets théoriques et expérimentaux dans les domaines de la physique des particules élémentaires et des champs, de la physique des énergies intermédiaires et de la physique nucléaire. Pour plus d'informations: Journal of Physics G. Le rapport sur la sécurité du LHC « Review of the Safety of LHC Collisions » (J. Ellis et al, 2008 J. Phys. G:Nucl. Part. Phys. 35 1150004) peut être consulté en ligne.

2. Le CERN, Organisation européenne pour la recherche nucléaire, est le plus éminent laboratoire de recherche en physique des particules du monde. Il a son siège à Genève. Ses États membres actuels sont les suivants: Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, République tchèque, Royaume-Uni, Suède et Suisse. L’Inde, Israël, le Japon, la Fédération de Russie, les États-Unis d’Amérique, la Turquie, la Commission européenne et l’UNESCO ont le statut d’observateur.

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