Le CERN, l'ESS et l'ERF organisent le premier atelier international pour une meilleure gestion de l'énergie dans le domaine de la science lourde

Lund, 13 octobre 2011. Pour la première fois, des spécialistes de l’énergie et des représentants de grands laboratoires vont se rencontrer afin d’étudier de nouveaux concepts pour la gestion de l’énergie, de recenser les meilleures pratiques et de mettre en œuvre des moyens permettant de collaborer efficacement. Ces spécialistes se retrouvent aujourd'hui à Lund, en Suède, au sein de l'ESS (European Spallation Source) pour participer à un atelier de deux jours organisé conjointement par le CERN1, l'ESS et l'ERF (European Association of National Research Facilities).

« Grâce à cet atelier, les questions relatives à l'amélioration de la gestion de l’énergie dans le domaine de la science lourde  vont incontestablement figurer à l'ordre du jour de l’agenda mondial de la science, explique Thomas Parker, responsable de la gestion de l’énergie à l'ESS.Nous sommes flattés que les représentants des grands laboratoires européens ainsi que des spécialistes du monde entier se déplacent à Lund. Pour nous, cela signifie que les idées que nous soutenons commencent à s’imposer. »

« Nous avons eu l’idée de promouvoir cet atelier car nous souhaitons partager et améliorer les politiques de gestion de l’énergie avec d’autres grands laboratoires et organisations, déclare Frédérick Bordry, chef du département Technologie. À l’heure actuelle, la gestion de l’énergie est un critère essentiel décisif pour la conception et l’exploitation d’accélérateurs, et, de manière générale, pour toutes les installations scientifiques ; elle le sera encore plus à l'avenir.Elle ne doit pas être considérée comme une contrainte, mais plutôt comme une opportunité de rendre les installations plus efficaces et d’agir de manière concrète face aux problèmes environnementaux et énergétiques.  L’atelier est également l’occasion de présenter les technologies du CERN pouvant jouer un rôle dans l’amélioration de la gestion de l’énergie, tant en termes d’efficacité que de qualité. »

L’atelier abordera les thèmes suivants : l’efficience et l’optimisation de l’approvisionnement énergétique ; la récupération, le stockage et la stabilité énergétiques ; les défis en matière de recyclage de chaleur et d’économie d’eau (conversion énergétique, récupération de chaleur, boucles de refroidissement à haute température).  Les discussions s’arrêteront également sur les défis stratégiques et financiers actuels et à venir.

« Les grandes infrastructures de recherche à l'échelle européenne attirent les meilleurs chercheurs grâce à un appui technique de pointe et de qualité dont ces derniers bénéficient pour leurs recherches.Par conséquent, les équipes techniques et les équipes de gestion cherchent constamment à développer les meilleures technologies possibles. Un grand nombre de ces technologies présentent également un intérêt pour la société et concernent de grands défis de notre époque, comme l’amélioration de la production et de l’utilisation de l’énergie, explique Carlo Rizzuto, président du Sincrotrone (Trieste) et de l’ERF. La conférence a été pensée pour permettre aux laboratoires de développer leurs capacités dans ce contexte, qu'il s'agisse des grands laboratoires d'analyses, tels que l'ERF et l'ESS ou des grands laboratoires de physique, tels que le CERN.L’objectif consiste à améliorer leur capacité de proposer et de présenter des techniques et des méthodes visant à économiser l'énergie et à réduire le plus possible l'empreinte carbone. »

Pour plus d'informations :

Contact :

ESS, Marianne Ekdahl
Responsable communication - Presse et politique, marianne.ekdahl@esss.se
Téléphone: +46 (0) 46 222 83 89
SMS: +46 (0) 761 33 33 97

Note(s)

1. Le CERN, Organisation européenne pour la recherche nucléaire, est le plus éminent laboratoire de recherche en physique des particules du monde. Il a son siège à Genève. Ses États membres actuels sont les suivants: Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, République tchèque, Royaume-Uni, Suède et Suisse. Un candidat à l’adhésion : la Roumanie. Israël est un État membre associé en phase préalable à l'adhésion. La Commission européenne, les États-Unis d'Amérique, la Fédération de Russie, l'Inde, le Japon, la Turquie et l'UNESCO ont le statut d'observateur.

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