La Turquie devient État membre associé du CERN

Genève, le 12 mai 2014. Le Directeur général du CERN1, M. Rolf Heuer, et le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles de la République de Turquie, M. Taner Yildiz, ont signé aujourd’hui un accord octroyant à la Turquie le statut d'État membre associé du CERN, sous réserve de la ratification du document par la Grande Assemblée nationale de Turquie.

« La communauté scientifique turque a une longue et grande tradition de participation aux programmes du CERN, remontant à plus de 40 ans, a déclaré M. Heuer, c’est donc pour moi un immense plaisir, et un honneur, de cimenter aujourd’hui ces liens par la signature de cet accord. »

« C'est un grand moment pour la Turquie et la communauté scientifique turque, a déclaré M. Yildiz. L’Accord signé aujourd’hui, par lequel la Turquie devient État membre associé du CERN, est l’aboutissement de plusieurs décennies de travaux durant lesquelles les scientifiques turcs ont contribué aux activités scientifiques européennes au CERN. Je suis persuadé qu'avec la signature de cet accord, les relations entre la Turquie et le CERN vont continuer de se développer sur une base mutuellement enrichissante ».

La Turquie s’est vu accorder le statut d’État observateur du CERN en 1961. En 2008, le CERN et l'Agence turque de l'énergie atomique (TAEK) ont signé un accord de coopération concernant la poursuite du développement de la coopération scientifique et technique en physique des hautes énergies. Des physiciens turcs ont participé ces dernières années à plusieurs expériences du CERN, notamment CHORUS, à laquelle ils ont apporté des contributions importantes dans le domaine de l’analyse des donnés.

Aujourd’hui, des groupes de physiciens turcs participent activement aux expériences ALICE, ATLAS, CMS et LHCb auprès du LHC, et sont également associés aux expériences CAST, NA63 et OPERA, ainsi qu’à celles menées auprès de l'installation ISOLDE. La Turquie compte sur son sol un centre de niveau 2 de la Grille de calcul mondiale pour le LHC, et 110 scientifiques turcs sont utilisateurs des installations du CERN.

L’octroi à la Turquie du statut d’État membre associé renforcera le partenariat à long terme entre le CERN et la communauté scientifique turque. Ce statut permettra à la Turquie d’assister aux réunions du Conseil du CERN. De plus, les scientifiques turcs pourront devenir membres du personnel du CERN et participer à ses programmes de formation et de développement professionnel. Enfin, les entreprises turques pourront répondre aux appels d'offres du CERN, ce qui ouvrira la voie à une collaboration industrielle dans le domaine des technologies de pointe.

 

 

Note(s)

1. Le CERN, Organisation européenne pour la Recherche nucléaire, est le plus éminent laboratoire de recherche en physique des particules du monde. Il a son siège à Genève. Ses États membres actuels sont les suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Israël, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Royaume-Uni, Slovaquie, Suède et Suisse. La Roumanie a le statut de candidat à l’adhésion. La Serbie est État membre associé en phase préalable à l’adhésion. Les États-Unis d’Amérique, la Fédération de Russie, l’Inde, le Japon, la Turquie, la Commission européenne et l’UNESCO ont le statut d'observateur. Lorsque le statut d’État membre associé de la Turquie aura pris effet, son statut d’observateur deviendra caduc.

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