Le LHC fonctionnera à 3,5 TeV au début de l’exploitation 2009-2010, pour passer ultérieurement à une énergie plus élevée

Genève, le 6 août 2009. Le Grand collisionneur de hadrons du CERN1 fonctionnera initialement à une énergie de 3,5 TeV par faisceau après son démarrage en novembre de cette année. Cette nouvelle vient après l’achèvement la semaine dernière de tous les essais sur les connexions électriques haute intensité de la machine, qui ont montré qu’aucune autre réparation n’était nécessaire pour une exploitation en toute sécurité.

« Nous avons choisi de commencer à 3,5 TeV, a déclaré le Directeur général, Rolf Heuer, parce que cela permet aux opérateurs du LHC d’acquérir l’expérience du fonctionnement de la machine en toute sécurité tout en ouvrant une nouvelle région de découvertes pour les expériences. »

À la suite de l’incident du 19 septembre 2008, qui a entraîné l’interruption de l’exploitation du LHC, une campagne d’essais a été lancée concernant les 10 000 connexions électriques supraconductrices semblables à celle qui a été à l’origine de l’incident. Ces connexions sont composées de deux éléments : le supraconducteur en lui-même, et un stabilisateur en cuivre qui transporte le courant dans le cas où le supraconducteur s’échauffe et devient résistif (c’est ce qu’on appelle une transition). Dans leur état supraconducteur normal, les connexions présentent une résistance électrique négligeable. Toutefois, dans un petit nombre de cas, des résistances anormalement élevées ont été relevées dans le supraconducteur. Ces connexions ont été réparées. Il reste que, dans un certain nombre de cas, la résistance observée dans les connexions des stabilisateurs en cuivre est plus élevée que ce qu’elle devrait être pour une exploitation à pleine énergie.

Les derniers essais ont porté sur la résistance du stabilisateur en cuivre. Une grande partie des connexions en cuivre présentant une résistance anormalement élevée ont déjà été réparées, et les essais sur les deux derniers secteurs, achevés la semaine dernière, n’ont pas révélé d’autres anomalies. Cela signifie qu’aucune autre réparation n’est nécessaire pour une exploitation en toute sécurité cette année et l’année prochaine.

« On comprend beaucoup mieux le LHC à présent qu’il y a un an, a déclaré Rolf Heuer. Nous attendons avec confiance et avec impatience une exploitation fructueuse qui se poursuivra tout l’hiver et une grande partie de l’année prochaine. »

La procédure adoptée pour le démarrage en 2009 consistera à injecter et fixer les faisceaux dans chaque sens, à acquérir des données de collision à l'énergie d'injection, le temps de quelques équipes de travail, puis à lancer la montée en énergie. Les premières données à haute énergie devraient être recueillies quelques semaines après l'injection du premier faisceau de 2009. Le LHC fonctionnera à 3,5 TeV par faisceau jusqu’à ce qu’un échantillon de données suffisamment conséquent ait été recueilli, et jusqu’à ce que l’équipe chargée des opérations ait acquis de l’expérience dans l’exploitation de la machine. Par la suite, et grâce à l’expérience acquise, on opérera une montée en énergie en direction des 5 TeV par faisceau. Fin 2010, le LHC fonctionnera avec des ions plomb pour la première fois. Après cela, le LHC sera arrêté et le travail en vue de la montée en énergie vers 7 TeV commencera.

Le CERN publie régulièrement des informations sur le LHC dans son Bulletin interne, disponible à l’adresse suivante http://www.cern.ch/bulletin ainsi que sur twitter et YouTube (http://www.twitter.com/cern et http://www.youtube.com/cern).

Contact : James Gillies, Bureau de presse
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Mobile. : +41 76 487 4555

Footnote(s)

1. Le CERN, Organisation européenne pour la recherche nucléaire, est le plus éminent laboratoire de recherche en physique des particules du monde. Il a son siège à Genève. Ses États membres actuels sont les suivants: Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, République tchèque, Royaume-Uni, Suède et Suisse. La Commission européenne, les États-Unis d'Amérique, la Fédération de Russie, l'Inde, Israël, le Japon, la Turquie et l'UNESCO ont le statut d'observateur.

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