Le CERN obtient le statut d’observateur auprès de l’Assemblée générale des Nations Unies

Genève, le 14 décembre 2012. L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté aujourd’hui à New York une résolution octroyant le statut d’observateur au CERN1. Le CERN pourra désormais participer aux travaux de l’Assemblée générale des Nations Unies et siéger aux sessions en tant qu’observateur.

« C’est un grand honneur pour le CERN d’accéder au statut d’observateur à l’Assemblée générale des Nations Unies, souligne le Directeur général du CERN, Rolf Heuer. Cette accession s’inscrit dans une tradition de coopération étroite entre le CERN et l‘Organisation des Nations Unies et ses agences, tradition qui remonte à la fondation du Laboratoire sous l’égide de l’UNESCO en 1954.» Outre ce lien historique, le CERN a signé des accords de coopération avec l’Office des Nations Unies à Genève (ONUG) ainsi qu’avec plusieurs institutions spécialisées des Nations Unies.

La résolution par laquelle le CERN accède au statut d’observateur auprès de l’Assemblée générale a été soumise par la Suisse et la France, les deux États hôtes du Laboratoire, et a été soutenue par ses dix-huit autres États membres, ainsi que par plusieurs États non-membres du CERN. Elle a été motivée par le fait que les travaux du CERN présentent un intérêt notable pour l’Assemblée générale. Le CERN et l’Organisation des Nations Unies sont en effet engagés dans la diffusion des connaissances scientifiques et techniques, dans le but notamment de favoriser le développement. Par ses projets qui réunissent des scientifiques de tous les pays, le CERN promeut par ailleurs le dialogue entre les nations et est devenu un modèle de coopération internationale.

« L’attribution de ce statut montre l’importance accordée par l’ONU à la science et à son rôle dans la société, se félicite le Directeur général du CERN, Rolf Heuer. Le CERN est prêt à apporter son expertise à l’Assemblée générale ainsi qu’aux autres organes des Nations Unies pour promouvoir la science fondamentale comme facteur essentiel de développement.»

L’Organisation des Nations Unies et le CERN ont un rôle très complémentaire pour accomplir cette mission. Le CERN possède un savoir-faire scientifique et technique unique. Ses connaissances pourront être diffusées plus largement et bénéficier à des pays en voie de développement grâce au réseau des États membres de l’ONU. C’est en tirant parti de cette complémentarité que le CERN et l’UNESCO collaborent pour contribuer à renforcer les capacités scientifiques et technologiques de pays africains notamment, en mettant par exemple en place des formations pour des professeurs et des documentalistes.

L’adoption de la résolution ce vendredi 14 décembre à New York sera suivie, lundi 17 décembre, d’une rencontre entre le Directeur général du CERN, Rolf Heuer, et le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.

 

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Note(s)

1. Le CERN, Organisation européenne pour la Recherche nucléaire, est le plus éminent laboratoire de recherche du monde en physique des particules. Il a son siège à Genève. Ses États membres actuels sont les suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, République tchèque, Royaume-Uni, Suède, et Suisse. La Roumanie a le statut de candidat à l’adhésion. Israël et la Serbie sont États membres associés en phase préalable à l’adhésion. La Commission européenne, les États-Unis d'Amérique, la Fédération de Russie, l'Inde, le Japon, la Turquie et l'UNESCO ont le statut d'observateur.

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