De grandes organisations scientifiques européennes prendront part à la Nuit européenne des chercheurs

Genève, le 18 septembre 2013. Le CERN1, l’ESA, l’ESO et l’UNESCO, en partenariat avec l’institut italien d’astrophysique (INAF), invitent le public à participer à Origins 2013, un événement exceptionnel qui se déroulera simultanément à Genève, Paris et Bologne à l’occasion de la Nuit européenne des chercheurs, vendredi 27 septembre. La soirée sera retransmise en direct sur le web et pourra être suivie dans le monde entier.

Quel est le point commun entre la physique des particules, l’astrophysique et la recherche spatiale ? Ces disciplines étudient toutes des questions fondamentales qui ont un lien avec nos origines : structure de la matière, origine de l’Univers. Ces derniers mois, des avancées scientifiques majeures ont été réalisées avec la découverte d’un boson de Higgs au Grand collisionneur de hadrons (LHC) et la publication grâce au satellite Planck de la carte la plus précise à ce jour de l’Univers primordial. Par ailleurs, le télescope ALMA, instrument révolutionnaire inauguré récemment au Chili, permettra d’obtenir des images inédites du cosmos. Origins 2013 mettra en avant ces extraordinaires entreprises scientifiques menées sous la houlette des Européens. Cette manifestation unique mettra l’accent sur les liens entre le monde infiniment petit de la physique des particules et le monde infiniment grand de l’astrophysique. Des scientifiques des deux disciplines feront découvrir leur passion au grand public.

Un public qui pourra au CERN, à Genève, au siège de l’UNESCO, à Paris, ou en plein cœur de Bologne, remonter dans le temps et dans l’espace pour en savoir plus sur les origines de l’Univers, lorsque l’espace s’est subitement dilaté, il y a de cela 13,8 milliards d’années. À Genève, Paris ou Bologne, les visiteurs pourront participer à des rencontres-éclair avec des chercheurs qui ont pris part à ces avancées scientifiques.

« Avec Origins 2013, nous voulons rendre hommage aux milliers de chercheurs qui, par leur travail sur des instruments scientifiques de pointe comme le LHC ou le satellite Planck, permettent d’approfondir notre compréhension de l’origine de l’Univers en nous apportant de nouvelles informations sur ses tout premiers instants », a déclaré Sergio Bertolucci, directeur de la recherche et de l’informatique du CERN, qui donnera le coup d’envoi de la soirée au CERN, aux côtés de Mark McCaughrean, à la tête du département de soutien à la recherche et à la science de l’ESA, et, par visioconférence avec Paris, de Gretchen Kalonji, sous-directrice générale pour le secteur des sciences exactes et naturelles de l’UNESCO, et de Fernando Doblas, responsable du département Communications de l’ESA.

À Bologne, la manifestation est organisée par l’INAF et de nombreux chercheurs d’instituts partenaires, tels l’INFN (Italie) ou le CNRS et le CEA (France), dialogueront avec le public, sur place et sur le web, lors d’une retransmission en direct et en simultané qui sera effectuée en streaming depuis Paris, Genève et Bologne. Au rang des scientifiques invités, on peut citer : à Paris - François Englert, l’un des théoriciens à avoir prédit l’existence du Higgs, et François Bouchet, responsable scientifique adjoint de l’instrument haute fréquence (HFI) de Planck ; à Genève - Sam Ting, prix Nobel, et Fabiola Gianotti et Joe Incandela (les deux scientifiques à la tête des expériences ATLAS et CMS lors de l’annonce de la découverte d’un Higgs) ; à Bologne - Giovanni Fabrizio Bignami, président de l’INAF, Fernando Ferroni, président de l’INFN et Marco Bersanelli, responsable scientifique adjoint de l’instrument basse fréquence (LFI) de Planck. Les trois villes européennes seront reliées par visioconférence au centre des opérations spatiales de l'ESA à Darmstadt, avec Nazzareno Mandolesi, responsable scientifique de l’instrument basse fréquence (LFI) de Planck, ainsi qu'à d'autres points du monde comme le site du télescope ALMA de l'ESO dans le désert de l'Atacama au Chili, la Station spatiale internationale, avec Luca Parmitano, astronaute de l’ESA, et le tunnel du LHC, à 100 mètres sous terre.

Participation aux rencontres-éclair et à la retransmission en direct sur le web depuis le CERN sur réservation uniquement, depuis le site web www.origins2013.eu.

Note : Origins 2013 est un projet conçu par le CERN et réalisé en partenariat avec l’INAF et avec la collaboration de l’ESO, l’ESA et l’UNESCO. Il bénéficie de subventions de la Commission européenne dans le cadre des actions Marie Curie.

Liens :
www.origins2013.eu
http://ec.europa.eu/research/researchersnight/index_fr.htm

Instituts participants:
CERN, ESA, ESO, UNESCO, INAF, INFN, CEA, CNRS

Pour plus d'informations, veuillez contacter :
Paris :        Annapaola Coppola, ap.coppola@unesco.org
Genève :   Arnaud Marsollier, Press.Office@cern.ch
Bologne : Luca Valenziano, valenziano@iasfbo.inaf.it

Note(s)

1. Le CERN, Organisation européenne pour la Recherche nucléaire, est le plus éminent laboratoire de recherche du monde en physique des particules. Il a son siège à Genève. Ses États membres actuels sont les suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, République tchèque, Royaume-Uni, Suède, et Suisse. La Roumanie a le statut de candidat à l’adhésion. Israël et la Serbie sont États membres associés en phase préalable à l’adhésion. La Commission européenne, les États-Unis d'Amérique, la Fédération de Russie, l'Inde, le Japon, la Turquie et l'UNESCO ont le statut d'observateur.

You are here